La diaspora tibétaine


Par "diaspora tibétaine" on entend les communautés de Tibétains ayant quitté la région autonome du Tibet et les subdivisions administratives autonomes tibétaines de la République populaire de Chine incorporées dans les provinces limitrophes du Qinghai, du Sichuan, du Gansu et du Yunnan, pour gagner l'Inde, le Népal, le Bhoutan et divers pays occidentaux. Cette diaspora compterait aujourd’hui plus de 150 000 réfugiés tibétains à travers le monde.


En 1954, la collectivisation des terres qui commence au Kham entraine le soulèvement des monastères et des populations tibètaines. La résistance armée s'amplifie en 1955 avec la mise en place d'une politique anti-religieuse. Une forte pression de l’Armée Chinoise conduit de nombreux tibétains à l’exil. En 2008, on estimait que, chaque année, environ 2 500 réfugiés traversaient l’Himalaya au Népal, cherchant asile dans ce pays ou en Inde. De nombreux rapports font état de réfugiés qui périssent au cours de leur voyage périlleux en Himalaya, un tiers des réfugiés serait des enfants non accompagnés par leurs parents. Après les trouble au Tibet de 2008 à Lhassa, la frontière tibéto-népalaise devint plus étroitement surveillée, et moins de mille Tibétains arrivent à rejoindre Dharamsala (Inde) chaque année.


Selon Pankaj Mishra, en 2015 les réfugiés arrivant du Tibet, qui se chiffraient autrefois par milliers, ne sont plus qu'un mince filet. Nombre d'exilés sont rentrés au Tibet, où les revenus urbains et ruraux ont augmenté. La vie des Tibétains ordinaires à Dharamsala reste un combat. Ne pouvant pas devenir propriétaire, un nombre croissant espère émigrer en Occident.


Selon Philippe Paquet les deux tiers des nouveaux exilés ont moins de 25 ans. Il y a, parmi eux, chaque année plusieurs centaines d'enfants, confiés à des passeurs quand les parents ne les amènent pas eux-mêmes au Népal ou en Inde. Les parents souhaitent que leurs enfants grandissent dans une société plus libre, reçoivent une éducation authentiquement tibétaine ou aient une existence qu'on espère plus confortable à l'étranger. Les parents restés en Chine n'ont plus de relations avec leurs enfants exilés afin d'éviter les représailles. Ces enfants sont alors placés dans des institutions pour les orphelins. Le plus souvent des mères de substitution s'occupent des plus jeunes.

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