La "Jungle de Calais" : un camp de migrant auto-établi


De 1999 à 2002, un centre d'accueil a vu le jour à Sangatte afin d'accueillir les réfugiés qui attendent de se rendre en Angleterre. Depuis lors, les exilés ont continué à affluer dans cette région portuaire. Leur nombre n'a cessé d'augmenter au vu des mesures de blocage mises en place pour rendre inaccessibles les passages clandestins vers l’Angleterre. De nombreux hommes et femmes ont été contraints d’habiter la rue ou dans différents lieux de relégation des villes alentours, dans la jungle, les dunes ou encore dans des squats, et ce dans des conditions de vie extrêmement précaires.


Le 10 avril 2015, les autorités calaisiennes tolérent l’établissement d'une jungle partiellement détruite aujourd'hui. Le bidonville dit la "Jungle de Calais" est alors devenu un espace où se sont sédentarisé plus de six mille enfants, femmes et hommes fuyant les guerres et l'angoisse quotidienne.


L'anthropologue Michel Agier nomme ce campement établi de « bidonville d'Etat », car il témoigne des conséquences désastreuses du non accueil des personnes qui, sur les routes de l'exil, subissent les contraintes des options politiques, que l'état français s'obstine à signer et à renouveler dans un profond déni de l’humain.


Ce photoreportage à visé documentaire a été réalisé en juin 2016 en partenariat avec l'association strasbourgeoise "Dentiste Sans Frontière".


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