Le mouvement QUEER


Le terme américain "queer" signifie étrange, louche, de travers. Insulte du vocabulaire populaire équivalent au français "pédé", avec la connotation de "tordue", queer s’oppose à "straight" (droit) qui désigne les hétérosexuels.


Ce courant de pensée militant (Queer Theory) né dans les années 1990 remet en cause les catégories d’identité sexuelle : identités de genre et d’orientation sexuelle. Le Queer ne se limite pas à combattre les inégalités ou les dominations entre ces catégories - l’homophobie ou le patriarcat - mais remet en cause l’existence même de ces catégories.


Le Queer multiplie les nouvelles identités "anormales" par des performances, des performativité de sujets parlants. L’approche Queer refuse l’enfermement de ces nouveaux sujets dans de nouvelles prisons identitaires qui pourraient perdurer dans le temps mais refuse également l’illusion du grand soir révolutionnaire de l’abolition des genres, comme le défendent les théories de Christine Delphy ou Monique Wittig. Le Queer défend des identités stratégiques, identités temporaires, écarts, imbrications, dissonances, résonances, défaillances ou excès, lieux de ressources politiques, sites potentiellement privilégiés pour les critiques et l’analyse des discours culturels. David Halperin écrit : " C’est à partir de la position marginale occupée par le sujet Queer qu’il devient possible d’apercevoir une multitude de perspectives pour repenser les relations entre les comportements sexuels, les identités érotiques, les constructions du genre, les formes de savoir, les régimes de l’énonciation, les logiques de la représentation, les modes de constructions de soi et les pratiques communautaires - c’est à dire pour réinventer les relations entre l’amour, la vérité et le désir."


Cette série de photo du chanteur/performeur Gianni Rochetta ont été prisent dans divers lieux Berlinois durant le courant de l'été 2015.

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